J4 Aglou-Amtoudi


Un petit déjeuner en terrasse, on ne s'en lasse pas, puis belle ballade les pieds dans l'eau sur la grande plage d'Aglou...on aperçoit au flanc des falaises, des maisons troglodytes habitées par des pécheurs.




Après avoir mouillé les jeans à marée montante, on lève le camp direction l'oasis d'Amtoudi, dans les terres, au sud-est. On y trouvera le gite indiqué précédemment par notre hôte de Tizourgane, à environ 200 kms.
Petite halte à Tiznit, pour trouver des lunettes de soleil à Martine...on repart avec des boucles d'oreilles (enfin Martine :-( )...les filles...
Encore sous l'effet des effluves d'Alizés et d'embruns... Eric grille un stop...devant un agent ! ... qui siffle :(...tellement il l'avait pas vu le stop, qu'il croit que c'est à cause de la ceinture...qu'il n'avait pas mise...et s'en excuse... "Mais non tu as brûlé un stop mon ami !   " Les papiers, etc...on discute...
- ah t'es né en 59 ?
- ben oui..
- moi en 61 ! bon, t'es jeune... tu veux payer l'amende ? c'est 700 Drh ! (70 Euros..)
- ben non, je préfèrerais pas !
- bon attention, la prochaine fois, tu payes !
- merci, merci Mr l'agent...
Bon c'est très très résumé...on reprend la route... confis mais content d'avoir gardé la cagnotte pour acheter ...des confiseries :-)

Direction Bouizarkane, puis Amtoudi, on retombe très vite sur des paysages désertiques : montagnes pelées, plaines de caillasses, végétation qui se raréfie...seules quelques palmeraies improbables surgissent parfois au pied des montagnes...
L'orientation est de nouveau difficile en l'absence de toute signalisation. Cet itinéraire qui rejoint Tata par le sud, n'est pas très fréquenté. Il y a peu d'infrastructure touristique, même basique...bien prévoir le plein d'essence..d'eau..et d'argent.. liquide...






Nous tombons finalement sur un panneau indiquant notre destination, en fait un des seuls points de chute de la région. Une petite piste récemment goudronnée de 30 km à travers des paysages lunaires, on a du mal à imaginer l'oasis au bout. Traversée d'un petit village en terre : les habitants semblent étonnés, nous font des signes de la main...encore quelques kms et un village apparaît à flanc de montagne. Un graffiti sur un mur indique "on dirait le sud" : 567,5 m ; c'est le nom de notre bivouac...on tourne un peu en rond quand même dans les rues en terre, puis apparaissent les gorges et la palmeraie verdoyante où est niché le gite, entouré d'un muret ocre, c'est marqué dessus :


Un vrai miracle au milieu de l'aridité ambiante : quelques petites maisons en terre, presque intégrées dans les falaises , autour d'un patio carrelé où poussent amandiers, orangers, palmiers, roses, lauriers...
On doit même franchir une rigole d'irrigation pour entrer, le tout dans les chants d'oiseaux et de grillons...
Bien que le patron, absent, soit un francais, les hôtes qui gèrent ce petit paradis sont des locaux. Il est encore possible de se faire préparer une omelette et une salade marocaine avec thé à la menthe dans le patio :)...avant d'enfiler les chaussures de rando pour partir à l'assaut des gorges d'Id-Aïssa...une des nombreuses ballades possibles dans le coin.





On remonte l'oasis à pied, en traversant un petit village en terre, puis un canyon de falaises ocres. L'oued à sec y serpente, bordé de canaux d'irrigations et de bouquets de palmiers. Un magnifique Agadir (ancien grenier collectif fortifié) surplombe la vallée, d'un éperon impressionnant.
Après une heure de marche, on gravit un petit barrage naturel, qui débouche sur de magnifiques gueltas (bassins d'eau claire) nichées dans des creux de roche blanche. L'eau circule parfois au fond de véritables crevasses de plusieurs dizaines de mètres.




On croise une bande d'enfants du village, puis trois jeunes touristes...marocains...qui engagent la conversation.
L'écho des voix se répercute de part et d'autre des falaises ; le tout nous rappelle pas mal les fameux "Wadis" d'Oman, peut-être en un peu moins grandiose.
Après un petit goûter et quelques photos (malheureusement le soleil n'arrivait pas dans la gorge), il est temps de faire demi-tour avant que la nuit nous surprenne...on n'a pas les frontales...
On fait le chemin du retour en grignotant quelques dattes ramassées au sol.
De retour au village, on croise des petites filles qui tressent des paniers devant leur maison...gentil marchandage pour le "fun" avant d'acquérir deux "magnifiques" petites panières...elles sont très amusées et surprises des quelques mots d'arabe de Martine !






Arrivés au gite, il fait trop froid à cette heure pour la douche solaire en plein air, on verra demain matin...
Petit repos dans la jolie et rustique chambre en terre, décorée typique (excepté quelques photos de la faune locale au mur, genre iguanes et chauve-souris...qui plaisent bien à Martine :)
Repas avec quelques autres touristes, leur guide du routard à portée de main. Au menu bienvenu : Tajine de keftas aux oeufs, hmmm ! et traditionnelles oranges marocaines, re hmmm !
On tombe de sommeil. Après la pause pipi et dentifrice aux sanitaires du camp, on se retrouve...fermés dehors, pas de poignée à l'extérieur de la porte et la clé...dedans, bien sûr :(... Pas un bruit, tout le monde dort déjà...personne à l'accueil...une petite lumière dans la chambre du propriétaire nous sauvera...pour cette fois....Bonne nuit...

Bon d'accord encore quelques photos du coin...













Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire