J1 Agadir - Tizourgane


Nous y voilà !  Arrivée en début de matinée à l'aéroport d'Agadir : 3h30 de vol depuis Lyon, c'est finalement assez rapide...
Dés la douane franchie, agitant une pancarte à notre nom, notre loueur de voiture local est bien au rendez-vous. Pas de bureau à l'aéroport et paiement en liquide, mais le contrat a l'air en règle et la Logan en bon état.... pour 150 Euros la semaine, on va pas faire de manières...
A peine pris la route, on est tout de suite dans l'ambiance de la campagne marocaine : plaine fertile autour d'Agadir, puis plongée dans les paysages de l'Anti-Atlas : collines et montagnes ocres parsemées d'Arganiers...dépaysement immédiat !

Nous mettons le cap vers le sud en direction de Tafraoute par la vallée d'Aït-Baha . Nous avons reservé un hébergement pour le premier soir dans cette direction. Quelques kms de conduite un peu hésitante, le temps de s'accommoder à la Logan et de "s'acclimater"...à la conduite marocaine...attention  prudence !
Courte halte dans un petit "bled" : à l'étal d'un marchand  : "Nos Premières Oranges et Mandarines Marocaines" nous tendent les bras ; le Khoubz (pain arabe) tout chaud, nous ouvre les papilles. Assis sur des rochers, dominant la vallée où serpente un oued, on se régale de ce premier casse-croute en montagne, en savourant le paysage.




Nous poursuivons la route en lacets, tellement étroite que l'on croise les doigts...pour ne croiser personne...
Heureusement, c'est rare dans la campagne : on rencontre seulement des écureuils tigrés marocains, petites bestioles sympas qui se chauffent sur les murailles. En prenant de l'altitude apparaissent les premiers amandiers en pleine floraison blanche ou rose  et les anciens villages en terre,  perchés.

En début d'après-midi un..."café-antiquités" (?) surgit en bord de route ; nous saisissons l'aubaine et nous garons devant le local encombré de diverses pierres, poteries et antiquités plus ou moins...précieuses...et...antiques. A part un coq déplumé qui s'y promène... personne dans cette échoppe/bar ouverte à tous les vents. On fait le tour du propriétaire...un p'tit coucou au volatile et...on repart ...tant pis pour le café, ça c'est un peu  frustrant ! On reprend donc la route, en comptant les écureuils et les chèvres dans les arbres...
Après un col, on débouche sur une impressionnante plaine désertique où se dressent plusieurs kasbahs en pierres et pisée, perchées sur des éperons rocheux : c'est dans l'une d'elle que se fera notre première étape.





C'est la Kasbah Tizourgane (en photo ci-dessus), tenue par Malika et son mari Jamal. Ils nous attendent tous deux en haut du piton rocheux, devant la  porte d'entrée digne d'un palais. Un escalier extérieur monumental y accède, gravissant la colline...vu le nombre de marches, on ne prend que le strict nécessaire dans un sac...et on attaque l'escalade...

Le couple rénove la maison de leurs aïeux, pierre par pierre et avec peu de moyens, depuis 17 ans. Une partie a été aménagée en chambre d'hôtes. Confort sommaire mais étonnant vu la situation géographique ; le site est exceptionnel ! Accueil avec thé à la menthe sur la terrasse qui domine la vallée.
En contrebas, quelques maisons souvent inhabitées, "résidences secondaires" de marocains émigrés, nous expliquera-t-on.
Vue splendide...calme savoureux...air frais, à 1200m d'altitude fin février, on supporte bien les vestes (voire davantage...) même au Maroc. Nous sommes pour l'instant les seuls touristes des lieux.

Nous avons le reste de l'après-midi pour visiter la kasbah : dédale de ruelles... maisons inhabitées (hormis celle de Malika et Jamal) rénovées modestement mais avec harmonie...en résumé, agréable ballade avec une vue omniprésente sur la plaine environnante et le cirque de montagnes alentour..


Un bref passage, très rafraichissant (brrr..) par la chambre, et nous rejoignons la salle à manger où le poêle est éteint...dommage : une fois le soleil couché, il fait décidément très frais !
Encore dommage, mais il va falloir s'y faire : pas d'apéro :-)...
Les trois anglais qui sont arrivés en soirée ont prévu le coup : bière et vin apportés par leurs soins sur la table, Malika leur prêtera  même un tire-bouchon ! Ceci-dit, se trimballer ses bouteilles dans l'avion, faut vouloir ; on n'a pas vu beaucoup de cavistes dans les environs...bon, ce sujet est clos : ça fait partie du paysage :-)...
Cuisine familiale et... au menu : chic !! : une bonne soupe de légumes épaisse... et chaude aux pois cassés, tajine au poulet puis oranges marocaines à volonté...
Un peu "cassés" par cette première journée d'emblée bien dépaysante, on ne traine pas pour rejoindre le lit ; on s'endort sous une double couverture en poils de chameau...euh...dromadaire...qui a bien du mal à nous réchauffer, et, du coup, on rate  la veillée dans la salle commune en compagnie des hôtes.... ben bravo le tourisme "solidaire" !! on aurait pu en apprendre davantage, mais pour notre défense, levés à 4h du mat :  ça fait une longue journée...dodo et à demain.. *<8-0...


Quelques images des ruelles et alentours (à agrandir en cliquant dessus, je ne le dirai plus, promis) :




Ici on devine le fameux escalier...





Un arganier et ses noix oranges ...















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